300 ANS D'HISTOIRE ET DE TRADITION
Officiellement créée en 1713 par Louis XIV, l'École de danse de l'Opéra est la plus ancienne institution de ce type. Dès son origine, l'École - qui est gratuite - reçoit pour mission la formation des futurs danseurs de l'Académie Royale de danse, elle-même fondée en 1661. La réglementation se renforcera au cours des années, comme les exigences touchant à la formation artistique et aux qualités physiques des élèves. L'examen médical, préalable à tout engagement à l'École, deviendra obligatoire. L'instruction générale prendra place dans le programme de l'École, à partir de 1860. L'obtention du Certificat d'études primaires, à la demande de Jacques Rouché (administrateur de l'Opéra de 1914 à 1944), puis du BEPC ou Brevet des collèges sera exigée pour l'entrée dans le Corps de ballet. A l'initiative de Claude Bessy, l'enseignement de l'École a été profondément remanié en 1976, développant une scolarité plus poussée - la plupart des élèves obtiennent leur Baccalauréat section L - et un enseignement pluridisciplinaire : aux cours de danse classique sont adjoints d'autres disciplines - danse contemporaine, folklorique, de « caractère », jazz, mime, théâtre, musique, solfège et chant, histoire de la danse - dans le but de former des artistes complets. Depuis la rentrée d'octobre 1987, l'École de danse de l'Opéra s'est installée dans de nouveaux locaux à Nanterre. Un internat y a été créé. L'enseignement artistique et scolaire, dispensé sur six ans, est ponctué chaque année par un examen permettant le passage dans la classe supérieure. A la fin de leur scolarité, les élèves de 1ère division se présentent au concours d'entrée dans le Ballet de l'Opéra (en fonction du nombre de places disponibles), établissant ainsi le lien indispensable à la pérennité de la compagnie.
ELISABETH PLATEL - DIRECTRICE DE L'ECOLE DE DANSE
Après un Premier Prix du Conservatoire de Paris en 1975, Elisabeth Platel entre à l'Ecole de danse de l'Opéra de Paris. Elle est engagée l'année suivante dans le Ballet et est promue « Première danseuse » en 1979. A l'issue de sa première Giselle – le 23 décembre 1981 – Elisabeth Platel est nommée « danseuse Etoile ».
Grande interprète du répertoire classique et académique, elle est choisie par Rudolf Noureev – alors Directeur de la danse à l'Opéra de Paris - pour créer les rôles principaux de Raymonda – 1983, du Lac des cygnes – 1984, de La Belle au bois dormant – 1989, et de La Bayadère – son ultime création en 1992. Elisabeth Platel participe également à de nombreuses entrées au répertoire et devient une interprète privilégiée des ½uvres de George Balanchine et de John Neumeier, sans pour autant dédaigner les créations contemporaines (Schéma d'Alwin Nikolaïs, Voluntaries de Glen Tetley, Before Nightfall de Nils Christe...). En 1998, elle reçoit le Prix Massine et en 1999, le Prix Benois de la danse qui lui sont attribués pour l'ensemble de sa carrière, et notamment son rôle d'Ambassadrice de l'École française à travers le monde. Elle a été invitée régulièrement dans les grandes compagnies et théâtres étrangers (Ballet du Théâtre Bolchoï de Moscou, Royal Ballet de Londres, Ballet de Hambourg, Ballet du Danemark, Ballet du Théâtre Kirov de Saint-Pétersbourg...). Le 9 juillet 1999, elle fait ses adieux « officiels » à l'Opéra dans La Sylphide, tout en continuant à s'y produire en qualité d'étoile invitée (La Bayadère et Raymonda en 2000, Le Songe d'une nuit d'été en 2001). Depuis plusieurs années, elle est invitée comme professeur en France et à l'étranger où elle remonte de nombreux ballets. Elle assiste Pierre Lacotte pour la reconstitution de Paquita en 2001 à l'Opéra National de Paris, où elle a enseigné pour la saison 2002-2003. Elisabeth Platel est Chevalier des Arts et Lettres, Chevalier de la Légion d'honneur et Officier de l'Ordre national du mérite. A la rentrée 2004, elle succède à Claude Bessy à la direction de l'Ecole de danse.